Et je vous ai mis en face ceci : qu'il y a - j'ai dû, j'ai dû prêter à confusion - qu'il y en a d'autres chez qui il n'y en a pas qui disent non. Seulement, ça a pour curieuse conséquence que chez ces autres, enfin, y a pas de tout qui dise oui. Ça, c'est l'inscription, c'est la tentative d'inscription dans une fonction mathématique de quelque chose qui use des quanteurs ; et il n'y a rien d'illégitime - je ne vais pas plaider ça aujourd'hui parce que nous n'avons plus le temps - il n'y a rien d'illégitime à cette quantification du sens. Cette quantification relève d'une identification. L'identification relève d'une unification. Qu'est-ce que je vous ai écrit autrefois dans les formules des quatre discours ? UnS1
qui vient se ficher, qui vient pointer dans un

S2Qu'est-ce que c'est qu'un

S1? C'est un signifiant, comme la lettre l'indique. Le propre d'un signifiant - c'est un fait de langue auquel on ne peut rien - c'est que tout signifiant peut se réduire à la portée du signifiant Un. Et c'est en tant que signifiant Un - je pense que vous vous souvenez autre-fois de mes petites parenthèses :2__#$!@%!#__S1S2
entre parenthèses, et il y avait des

S1qui se refoutaient devant, etc., pour exprimer l'affaire que je définis pour faire que le signifiant ça soit ce qui domine dans la constitution du sujet : un signifiant est ce qui représente un sujet pour un autre signifiant. Bon alors, alors, toute lettre x, quelle qu'elle soit, ça veut dire cet Un comme indéterminé. C'est ce qu'on appelle dans la fonction, dans la fonction au sens mathématique, l'argument. C'est de là que je suis parti pour vous parler de l'identification. Mais s'il y a une identification, une identification sexuée, et si d'autre part je vous dis qu'il n'y a pas de rapport sexuel, qu'est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire qu'il n'y a d'identification sexuée que d'un côté, c'est-à-dire que tous ces épinglages dits fonctionnels de l'identification, ils sont à mettre - et c'est en ça que le copain en question manifestait sa vive satisfaction, c'est parce que je le lui ai dit comme ça appuyé, au lieu qu'à vous, je vous ai laissés dans la mélasse - c'est que toutes ces identifications sont du même côté : ça veut dire qu'il n'y a qu'une femme qui est capable de les faire. Pourquoi pas l'homme ? Parce que vous remarquez que je dis bien sûr "une femme " et puis je dis : " l'homme ". Parce que l'homme, l'homme, l'homme tel que (p184->) l'imagine la femme, c'est-à-dire celle qui n'existe pas, c'est-à-dire une imagination de vide, l'homme, lui, il est tordu par son sexe. Au lieu qu'une femme peut faire une identification sexuée. Elle a même que ça à faire, puisqu'il faut qu'elle en passe par la jouissance phallique qui est justement ce qui lui manque. Je vous dis ça parce que je pourrais le moucheter d'un repérage de mes quatre petits épinglages, là existe
de x - je ne vais pas au tableau parce que vous n'allez plus entendre si j'écris au tableauexiste
de x,

phie x : qu' est-ce que ça veut dire pour la femme, puisque vous avez pu croire qu'avec ça, que ce que je désignais c'étaient tous les hommes ? Ca veut dire l'exigence que la femme montre - c'est patent : que l'homme soit tout à elle. Je commence par là, parce que c'est le plus marrant. Il est dans la nature d'une femme d'être jalouse, dans la nature de son amour. Quand je pense qu'il va falloir que d'ici dix minutes, je vous explique aussi ce que c'est que l'amour ! C'est ennuyeux d'être bousculé à ce point-là. Bon. Le " pas toutes " dont j'ai inscrit l'autre rapport au phi
de  x, c'est par quoi ce même amour, l'amour dont il s'agit et que je mets là comme ça, généreusement tout entier du côté des femmes, il faut quand même y mettre, si je puis dire, une pédale, je veux dire par là, que c'est " pas toute " qu'elle aime : il lui en reste un bout pour elle, de sa jouissance corporelle. C'est ça que ça veut dire,
paspour
le pas-toutisme . Bon, Et puis après le
exix
l'existence, l'existence du x, lui, que pour un rien - pour un rien et puis parce que je l'ai dit ici en clair - qui est celui où se situe Dieu . . .Il faut être plus tempéré, je veux dire par là qu'il ne faut pas se monter le bourrichon avec cette histoire de Dieu, depuis le temps, ça s'use, et c'est tout de même pas parce qu'il y a du savoir dans le Réel que nous somme forcés de l'identifier à Dieu. Je m'en vais vous en proposer, moi une autre interprétation le1__#$!@%!#__9
c'est le lieu de la jouissance de la femme qui est beaucoup plus lié au dire qu'on ne l'imagine. II faut bien dire que sans la psychanalyse, il est bien évident que je serais là-dedans comme un béjaune, comme tout le monde. Le lien de la jouissance de la femme à l'impudence du dire, c'est ce qui me parait important à souligner. Je n'ai pas dit l'impudeur. L'impudence, c'est pas pareil, c'est pas pareil du tout. Et le10

barrés tous les deux, c' est en quoi la femme n'existe pas, c'est-à-dire ce en quoi sa jouissance ne saurait être fondée de sa propre impudence.