Je vous livre ça comme ça, c'est, je dois convenir que c'est . . . je vous trouve patients. Ça, c'est des coups de massues que je vous colle sur le zinzin. Mais enfin, comme je suis un tout petit peu bousculé, je voudrais quand même conclure sur ce fait que l ' i n c o n s c i e n t   c o m m e   s a v o i r   d y s h a r m o n i q u e   e s t   p l u s   é t r a n g e r   à   u n e   f e m m e   q u ' à   l ' h o m m e .  C'est marrant que je vous dise un truc pareil ! Et alors, et alors qu'est-ce qui va en résulter ? Qu'est-ce qui va en résulter c'est qu'il y a quand même le côté femme. C'est pas parce qu'il est plus étranger qu'il est pas étranger à l'homme aussi. II lui est plus étranger à elle parce que ça lui vient de l'homme, de l'homme dont j'ai parlé tout à l'heure, de l'homme dont elle rêve parce que si j'ai dit que l'homme existe, j'ai bien précisé que c'est dans la mesure où c'est lui qui par l'inconscient est le plus (p185->) chancré, échancré, même. Mais une femme conserve, si je puis dire, un petit peu plus d'aération dans ses jouissances. Elle est moins échancrée contrairement à l'apparence.

 Et c'est là-dessus que je voudrais terminer. Je voudrais terminer sur ceci qui est extrait de Peirce : c'est qu'il s'est aperçu quand même que la logique, la logique aristotélicienne, c'est une logique purement prédicative et classificatoire. Alors il s'est mis à cogiter autour de l'idée de la relation, à savoir ce qui est parfaitement, ce qui va de soi, ce qui est du billard, du billard concernant non pas l'épinglage fonctionnel à un seul argument que je viens de vous donner pour être celui de l'identification en en remettant la chose dans la poche de la femme, il s'est mis à cogiter autour de  x R. R, signe d'une relation idéale vidée, il ne dit pas laquelle - R et  y :  x R y : une fonction à deux arguments. Qu'est ce que c'est, à partir de ce que je viens de vous avancer aujourd'hui, qu'est-ce que c'est que la relation savoir ? Il y a une chose très très astucieuse qui est notée dans Peirce - vous voyez, je rends hommage à mes auteurs. Quand j'y fais une trouvaille, je la lui rends. Je la lui rends comme ça, je pourrais aussi bien ne pas la lui rendre. Autrefois, j'ai parlé de métaphore et de métonymie, et tous les gens se sont mis à pousser les hauts cris, sous prétexte que je n'avais pas dit tout de suite que je devais ça à Jakobson. Comme si tout le monde ne devait pas le savoir ! Enfin, c'était Laplanche et Lefebvre-Pontalis qui ont poussé les hauts cris autour de ça. Enfin, quel souvenir ! C'est le cas de le dire !

 Si ce que je vous dis aujourd'hui, ce que je vous avance, est fondé, le savoir, ça n'a pas de sujet. Si le savoir c'est foutu dans la connexion de deux signifiants et que ce n'est que ça, ça n'a de sujet qu'à ne supposer qu'un ne sert que de représentant du sujet auprès de l'autre. Il y a quand même quelque chose d'assez curieux là : c'est que la relation, si vous écrivez  x R y dans cet ordre, en résulte-t-il que  x est relaté à y ? Pouvons-nous de la relation supporter ce qui s'exprime dans la voie active ou passive du verbe ? Mais ça ne va pas de soi. C'est pas parce que j'ai dit que les sentiments sont toujours réciproques - car c'est ainsi que je me suis exprimé dans le temps devant des gens qui comme d'habitude n'entendent rien à ce que je dis - c'est pas parce qu'on aime qu'on est aimé. Je n'ai jamais osé dire une chose pareille. L'essence de la relation, si en effet quelqu'effet en revient au point de départ, ça veut simplement dire que quand on aime on est fait énamoré. Et quand le premier terme, c'est le savoir ? Là, nous avons une surprise, c'est que le savoir, c'est parfaitement identique, au niveau du savoir inconscient, au fait que le sujet est su. Au niveau du sens en tout cas, c'est absolument clair le savoir, c'est ce qui est su.

 Alors essayons quand même de tirer quelques conséquences de ceci que ce que l'analyse nous montre, c'est que ce qu'on appelle le transfert, c'est-à-dire ce que j'ai appelé tout à l'heure l'amour, l'amour courant -l'amour sur lequel on s'asseoit tranquillement et  (p186->)  puis, pas d'histoires - c'est pas tout à fait pareil que ce qui se produit quand émerge la jouissance de la femme. Mais, que voulez vous, je vous réserverai ça pour l'année prochaine. Pour l'instant, essayons bien de saisir que ce que l'analyse a révélé comme vérité, c'est que l'amour, l'amour dont j'ai parlé tout à l'heure, l'amour se porte vers le sujet supposé savoir et alors que ce qui serait l'envers de ce sur quoi j'ai interrogé la relation de savoir, eh bien, ça serait que le partenaire, dans l'occasion, est porté par cette sorte de motion qu'on qualifie de l'amour.

 Mais, si le x de la relation qui pourrait s'écrire comme sexuelle c'est le signifiant en tant qu'il est branché sur la jouissance phallique nous avons tout de même à en tirer la conséquence. La conséquence, c'est ça : si l'inconscient est bien ce dont je vous ai dit aujourd'hui le support, à savoir un savoir, c'est que tout ce que j'ai voulu vous dire cette année à propos des non-dupes qui errent, ça veut dire que : qui n'est pas-amoureux de son inconscient erre. Ça ne dit rien du tout contre les siècles passés. Ils étaient tout autant que les autres amoureux de leur inconscient et donc, ils n'ont pas erré. Simplement, ils ne savaient pas où ils allaient, mais pour être amoureux de leur inconscient, ils l'étaient ! Ils s'imaginaient que c'était la connaissance. Car il n'y a pas besoin de se savoir amoureux de son inconscient pour ne pas errer, il n'y a qu'à se laisser faire, en être la dupe. Pour la première fois dans l'histoire, il vous est possible, à vous d'errer, c'est-à-dire de refuser d'aimer votre inconscient, puisqu'enfin vous savez ce que c'est : un savoir, un savoir emmerdant. Mais c'est peut-être dans cette erre, e, deux r, e, vous savez, ce truc qui tire, là, quand le navire se laisse balancer c'est peut-être là que nous pouvons parier de retrouver le Réel un peu plus dans la suite, nous apercevoir que l'inconscient est peut être sans doute dysharmonique, mais que peut-être il nous mène à un peu plus de ce Réel qu'à ce très peu de réalité qui est la nôtre, celle du fantasme, qu'il nous mène au-delà : au pur Réel.

最後の方は大急ぎで例によってやや話に纏まりがなくなります。sexuationの式が再び出てきます。性差に関してidentificationが成り立つのはまず女性の側であることが述べられていますが、話の展開がなく不明瞭なままです。「愛」の問題が出てきて、この年の最初のはなしでありタイトルにも用いられている動詞errerについてその三人称単数現在形のerre - 既に述べたとおりle Réelの頭文字Rと同音です - についてles non-dupes errentqui n’est pas amoureux de son inconscient erre言い換えられますが、もし愛するならばそれはconnaissanceになってしまうのでしょう。connaissanceréalité, fantasmeについてのものでl’inconscient dysharmoniqueこそ知と掛かり合う - ラカンはle pur Réelという表現を最後にもってきます。

note: bien que relu, si vous découvrez des erreurs manifestes dans ce séminaire, ou si vous souhaitez une précision sur le texte, je vous remercie par avance de m'adresser un émail. Haut de Page 

commentaire relu ce 12 août 2005