Vous voyez que la référence au continu est dans le mot, et joint, accolé, au mot déformation, lequel pour être plus correct s'énonce : transformation continue.

Ce sont des images aussi. Mais il faut le dire, elles se saisissent moins bien. Le fait que je parle de saisir, Beqriff, begrifflich, implique une référence à ce qui se saisit bien, c'est-à-dire le solide. Le souple se saisit moins bien, à prendre dans la main. L'idée, l'idée qui fonde la topologie mathématiquement définie, est d'aborder ce qu'il en est de ce qu'elle supporte, c'est la topologie qui, là, supporte, ce n'est pas un sujet qui lui est supposé, hein.

Ce que la topologie supporte, l'idée, c'est de l'aborder sans image, de ne leur supposer, de ne leur supposer, à ces lettres, telles qu'elles fondent la topologie, [... petite coupure son : de ne leur supposer que le Réel.]

Le Réel en tant qu'il n'ajoute...  est-ce que vous vous apercevez que ce terme est encore de trop, puisqu'il évoque l'addition ? qu'il n'ajoute, à ce que nous savons distinguer comme l'Imaginaire, cette souplesse liée au corps, ou comme Symbolique le fait de dénommer le voisinage, la continuité, qu'il n'ajoute que quelque chose, le Réel, et non pas de ce qu'il soit troisième, mais de ça, qu'à eux tous, ils fassent trois. Et que c'est tout ce qu'ils ont de RéeI, rien de plus. Je veux dire : tout un chacun. C'est tout ce qu'ils ont de Réel. Ça a l'air peu, mais ce n'est pas rien.

 

加算するという点については、l’Imaginaireは肉体の柔らかい輪郭を一つとして捉えるし、le Symboliqueは近傍をそれぞれ一つ一つ命名しますが、le Réelは順序が問題になるのでなく、ですから三番目ということはないわけです(la Troisièmeという言い方とは矛盾していますが)3となすことであり、それ以上はなにも加算しないしそれぞれが同等なので、ボロメオの輪も象徴界、想像界、現実界と三つの輪で成り立っているとしても、le Réelにおいてはどれもが同じ一つでまた三つのものも一つなのでしょう。

 

Ce n'est pas rien puisque, on l'a si bien senti de toujours, que c'est justement là-dessus que, que le Réel était supposé. Il s'agit de le débusquer de cette position de supposition qui en fin de compte le subordonne, le subordonne à ce qu'on imagine ou à ce qu'on symbolise.

 

肝要なのは、le Réelを措定して、そこに包摂されているように思い込んでいるimaginaireなものやsymboliqueなものを取り払うことです。

 

Tout ce qu'ils ont de Réel, c'est que ça fasse trois. Là, trois n'est pas une supposition grâce au fait que nous avons, grâce à la théorie des ensembles, élaboré le nombre cardinal comme tel.

Ce qu'il faut voir, ce qu'il faut que vous supportiez, c'est ceci : c'est de mettre en question, de mettre en question que ce n'est pas un modèle, ce qui serait de l'ordre de l'Imaginaire. Ce n'est pas un modèle parce que, parce que par rapport à ce trois, vous êtes non pas son sujet, l'imaginant ou le symbolisant, vous êtes, vous êtes coincés : vous n'êtes que... en tant que sujets, vous n'êtes que les patients de cette triplicité.

 

みっつのものを捉える主体だと自認しては駄目で、sujetだとしても、ちょうどボロメオの輪の結び目部分でしめつけられるcoincé病者だと思うべきなのです。

 

Vous êtes les patients, d'abord, parce que, parce que c'est déjà dans la langue. Or il n'y a pas de langue où le trois ne s'énonce. C'est dans la langue et c'est aussi dans le fonctionnement qui s'appelle le langage.

C'est-à-dire la structure logique telle que, tout naïvement, enfin, le premier qui ait commencé là-dedans, par exemple le premier à notre connaissance, bien sûr, le premier à notre connaissance, à savoir Aristote, enfin, celui dont on a justement des écrits, il a bien fallu qu'il manipule la chose avec des petites lettres, et ça ne peut pas se manipuler sans qu'il y en ait trois. A part ceci, bien sûr, à part ceci bien sûr qu'il y restait quelque chose de la supposition du Réel, et que ce Réel, il n'a pas cru pouvoir le supporter d'autre chose que le particulier, le particulier dont il s'imagine que c'est l'individu, aIors que justement, en le situant dans la logique comme particulier, il montre bien que de l'individu, il ne se faisait que... une notion tout imaginaire, le particulier est une fonction logique, et que... il lui ait donné pour support le corps individuel est très précisément, enfin, le signe qu'il lui fallait une supposition.

Un dire qui ne suppose rien, sinon que triple est le Réel, j'ai dit triple, c'est-à-dire trois, non pas troisième, c'est en quoi consiste le dire que je me trouve contraint d'avancer par la question du non-rapport, du non-rapport en tant qu'il touche spécifiquement à ce qu'il en est de la subjectivation du sexuel. Mon dire consiste en ce Réel, en ce Réel qui est ce dont le trois insiste, insiste au point de s'être marqué dans la langue.

Il ne s'agit pas là d'une pensée, puisqu'en tant que pensée, elle est, si je puis dire, encore vierge.

Et aussi bien la pensée, au regard de ce qui se supporte de cette avancée du trois, du trois comme nœud, et comme rien d'autre, la pensée n'est que ce que j'ai appelé tout à l'heure ce qui se cogite, c'est-à-dire un rêve noir, celui dans lequel, communément, vous habitez. Car s'il y a quelque chose à quoi nous initie l'expérience analytique, c'est que ce qu'il y a de plus près du vécu, du vécu comme tel, c'est le cauchemar. Il n'y a rien de plus barrant de la pensée, même de la pensée qui se veut claire et distincte : apprenez à lire Descartes comme un cauchemar, ça vous fera faire un petit progrès. Comment même pouvez-vous ne pas apercevoir que ce type qui se dit "Je pense donc je suis", c'est un mauvais rêve ?

L'événement, lui ? l'événement ne se produit que dans l'ordre du Symbolique. Il n'y a d'événement que de dire.

Je pense que, au siècle où vous vivez, vous devez vous apercevoir, quand même, de ça tous les jours. Cette pluie d'informations, si je puis dire, au milieu de... desquelles on a pu s'étonner que vous subsistiez encore, que vous gardiez votre jugeote, à savoir que vous ne vous en fassiez, finalement, pas trop, hein, de ce que le journal vous annonce tous les matins, ben, Dieu merci, ça vous passe, comme on dit, comme de l'eau sur les plumes d'un canard... Sans ça, où iriez-vous ?

Il faut tout de même bien qu'il y ait quelque chose de fallacieux qui... dans lequel, hélas, le malentendu de mon dire, je veux dire celui-même que je vous tiens ici, pour autant que j'en suis moi-même la victime, auquel il faut donc qu'un certain dire, le dire sur le dit, ait contribué, pour que vous puissiez croire que dans ce qui fait tenir votre corps, c'est une circulation d'informations parties de je ne sais quels endroits, de prime abord de l'ADN, qu'on nous dit, ou du DN je ne sais pas quoi, que c'est de ça que vous vous supportiez, que tout ne soit, en somme, que... une information dont heureusement on nous avertit enfin, que cette information ne tient qu'à violer un des fondements mêmes de ce qui par ailleurs s'édifie comme énergétique, est-ce que tout cela n'est pas aussi de l'ordre de la cogitation ? Est-ce que, dans d'autres termes, nous sommes obligés d'en tenir compte quand ce à quoi, dans le politique, ce à quoi nous avons affaire, c'est à un type d'informations dont le sens n'a d'autre portée que l'impératif, à savoir le signifiant Un. C'est pour nous commander, autrement dit, pour que le bout du nez suive, que toute information, à notre époque, est déversée comme telle.

 

Dans donc ce que je vous énonce d'un certain dire, l'important n'est rien que les conséquences qu'il peut avoir. Encore faut-il pour qu'il ait ces conséquences, que je m'en donne la peine.

Ce dire n'est véritable, ici, je le profère pour le cas plus que probable où vous ne vous en seriez pas aperçus - il n'est véritable qu'en tant qu'il fait limite à la portée, à la portée de ce qui nous intéresse au premier chef, nous autres, dans le discours analytique de ce qu'il fait limite à la portée de la vérité.

Il y avait, autrefois comme ça un... un garçon de bureau qui poussait des cris après chacun de mes séminaires, cris qui se résumaient dans  "Pourquoi est-ce qu'il ne dit pas le vrai sur le vrai ?"

Ce personnage est bien connu, on lui a même confié le soin d'un Vocabulaire... Je n'ai pas à dire le vrai sur le vrai, pour la raison que je ne peux en dire que ceci : c'est que le vrai c'est ce qui contredit le faux. Mais par contre je peux dire, je peux dire, mais encore fallait-il que j'y mette le temps, car il y a un temps pour tout, je peux dire la vérité sur la vérité.